15.12.2005
Couette fumante au soleil de juillet
Voilà, les vautours qui cerclent autour de ce blog peuvent aiguiser leurs serres. Voici la suite promise des aventures de la couette. Parce que les miennes d’aventures, vous pouvez vous brosser ! Je me les garde. Non mais, sans blague ! Vous n’avez pas honte, bande de petits voyeurs ? Enfin, bon, il faut de tout pour faire un monde, après tout. Même des mateurs dérisoires.
Bref, pour en revenir à la couette, j’ai essayé le défi de Bibine, à savoir, la laver à l’évier.
Ben, je vous le déconseille franchement.
A moins de faire ça dans une salle aseptisée (et si vous avez les moyens de vous payer ça, vous possédez bien une machine à laver), pas moyen de s’en sortir, je crois. En tout cas, pas moi. Je vous raconterais bien les détails, mais à quoi ça vous avancerait, hein ? Vous voulez vraiment savoir qu’au fur et à mesure que je lavais un dixième de couette, le restant traînait à terre et se souillait au-delà du racontable ? Que j’étais plus mouillé que cette saleté de couette qui se gonflait d’air juste pour m’énerver ? Qu’en plus, elle n’était même pas sale, au départ. C’était juste pour essayer ? Que la prochaine fois, j’en emprunte une pour ce genre d’expérience ? Le refaire ? Jamais avec MA couette !
Ah, au fait, j’en ai acheté une deuxième. Si, si ! Ca vous passionne, hein ? Comme je vous comprends. Je ne vous approuve pas, mais je vous comprends. Enfin, j’essaie. Je fais de mon mieux.
Bon, Y en a marre de ces histoires de couette. Je ne sais plus quoi inventer, de toutes façons.
Ah si, tiens. A force de m’énerver dessus, je fumais comme une cheminée (un turc, une locomotive de ma jeunesse, des pieds de facteur en fin de journée, un Grand Prix de Francorchamps, Di Rupo quand il apprend que ses doux compagnons ont magouillé si bêtement qu’ils sont pris la main dans le sac, tout être normalement constitué lisant un article de
C’est à ce moment précis que la radio dénonce le directeur-général de l’OMS qui vient d’interdire l’engagement de fumeurs au sein de son organisation. La porte-parole interrogée précise ingénument que l’alcool n’est en rien visé par cette mesure. Juste le tabac.
Ouf, j’ai eu chaud ! Je viens juste d’essayer de tenter de mefforcer à m’évertuer de commencer à envisager de projeter de sérieusement penser à cesser de fumer.
Pour la bibine, la continence complète n’est pas encore à l’ordre du jour (ah oui, ça se voit ?).
N’empêche. Au-delà de la surprise de cette décision, quelques réflexions s’imposent.
C’est légal, ça ? Il a le droit ? Une discrimination à l’embauche ? T’es sûr ?
Si oui, de quelle législation dépend-t-il ?
Quid de l’effet de contagion ? Demain, les hopitaux et autres endroits de soins, après-demain les écoles, pour l’exemple. Ensuite, l’habitude sera prise. On pourra généraliser. Et les cigarettiers ? Pourront-ils encore engager des fumeurs ?
Et pourquoi cette hargne grandissante contre le tabac ? Pourquoi pas contre les autres agressions à notre santé ? Les voitures, par exemple, les additifs alimentaires, les saloperies diverses déversées à cœur joie dans les produits d’usage domestique ?
Pourquoi s’acharner sur les fumeurs et, en même temps, vider REACH de son contenu ? Innocent, tu dis ? J’espère que tu plaisantes.
Et l’alcool, alors, on le garde pour la bonne bouche ? Deviendra-t-il le prochain « ennemi public n°1 » ?
Demain, les fumeurs, mauvais citoyens s’il en est, auront-ils encore le droit de vote ?
Pourront-ils encore, vu leur prix exorbitant, s’affilier à une mutuelle, s’assurer contre l’incendie, louer du matériel (« si vous saviez dans quel état ils nous le rendent, chère Madame ! »), porter leur linge d’une puanteur écoeurante au lavoir?
Et, au fait ; Ces gens-là doivent-ils encore avoir le droit de procréeer ? Ne feront-ils pas subir à leur malheureuse progéniture un véritable calvaire ? Sans compter qu’ils en feront des fumeurs par l’exemple.
Tu crois que j’exagère ? Ben, regarde l’histoire. Combien de gens au bucher pour bien moins que ça ? Ah, on n’en est plus là ? Exact, mais je trouve qu’on régresse beaucoup et de plus en plus vite, en ce moment. Alors, on peut craindre d’y revenir. N’oublions jamais que la connerie est universelle, intemporelle et imputrescible. La preuve, il y a bien des gens qui n’aiment pas mon blog ! C’est te dire. Si si, je t’assure. Mais si, voyons. Je ne plaisanterais pas avec ça. Ou alors, pas longtemps.
Bref, Le « prix « Pied au cul » 2005 est attribué à… au Dr Lee Jong-Wook pour l’initiative la plus débile, la plus avilisante et la plus dangereuse depuis qu’un autre illustre connard a décidé de guerroyer en Irak.
P.S. Ne crois pas naïvement (selon ta mauvaise habitude) que je défende ces putains de salopards malheureusement-pas-si-finis-que-çà de bougres d’enfoirés à la graisse de nicotine de cigarettiers. Le tabac est et reste une saloperie pas croyable, une aberration hallucinante, une escroquerie gigantesque (pas vrai, M Ecclestone ?). Seulement, faut pas chahuter avec les droits de l’homme. Mais alors, pas du tout, DU TOUT.
Merde alors !
18:53
Écrit par Alain
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24.11.2005
Histoire d'automne

Ainsi, certaines préfèrent l’harmonieux bruit du vent d’automne à mes calembredaines ? C’est bien leur droit. Moi, le vent d’automne m’a conduit à marcher dans les rues. A visiter notre bonne ville. Et surtout ses quartiers typiques. Dont un que je ne nommerai pas car il m’y est arrivé une histoire peu commune.
Je dois cependant à la vérité de vous signaler que
Je marchais donc tranquillement dans ce quartier vieillot, admirant au passage les façades renaissance, les vestiges conservés des anciens métiers, butant de temps en temps sur des pavés disjoints qui ont déjà vu (et fait) trébucher le connétable et le bailli, la sabotière et le marguillier, le rémouleur et la loueuse d’âne, l’aimetier (celui qui fabriquait ou vendait des hameçons. Oui, Môssieur !) et le banquiste (non, pas banquier. Il s’agissait d’un bateleur, d’un saltimbanque. Quoi ? Ah, c’est pareil ? Bon, pour cette fois, tu n’as pas vraiment tort), le receveur de taille (bien fait, Le salaud !) et le bédélier (Eleveur de veau dans l’Aubrac. Oui, dans l’Aubrac. Et bien, il était venu visiter sa sœur qui habitait Bruxelles, là ! Et puis Bruxelles n’a jamais manqué de veaux à élever, non plus!), le louveur (celui-là, trouves-le toi-même) et la liteuse (celle-la aussi, ça t’occupera).
Bon, je ne vais pas faire plus de remplissage ou, même toi, tu vas finir par t’en apercevoir. Donc, je continue. Je m’amusais aussi à observer les gens dans la rue et dans les commerces. Les pressés et les nonchalants, ceux qui ressemblent à leur chien, à force, ceux qu’on devine heureux, ceux qu’on voit anxieux, ceux qui se murmurent des choses qu’on préfère ne pas connaître, ceux qui cajolent leur GSM tout en marchant, en l’assurant de leur amour éternel, ceux qui vont pleurer dans pas longtemps et ça se sent déjà, on ne sait pas trop à quoi. Enfin, les gens, quoi.
Petit à petit, étais-je gagné par l’ambiance ? Je ne sais, mais il me semblait que tout ralentissait, que les pressés marchaient moins vite, que les voix devenaient plus graves et les accents plus traînants, que les bruits divers s’assourdissaient graduellement. Mes jambes devenaient lourdes et comme molles. Je croisai Marion et la saluai. Tu la connais ? C’est la fille de l’autre, là. Mais si, le boucher de l’avenue Euh.. Comment déjà ? Ah oui, Nouba le stoppeur. Ainsi nommée en souvenir de l’orgie mémorable qui a eu lieu après que le stoppeur de Daring ait arrêté un but tout fait du Français Kolwadlrimsykorsakov lors de LA mémorable victoire du Daring sur l’équipe des minimes de Pont-à-Mousson, en 1932 (A l’époque, l’Europe entière nous enviait la qualité de notre football national).
Bref, elle ne m’a pas répondu, dis-donc ! (Mais non, ce n’est pas « normal, depuis 1932 ». Je parle de Marion, pas de l’équipe de Pont-à-Mousson, voyons. Suis un peu, quoi, crotte !) En fait, elle n’a même pas paru me voir et a poursuivi son chemin sans broncher, le regard vide et dans le vide, un petit sourire béat sur le visage. (Oui, moi aussi, « Ailleurs, ça m’étonnerait ». Et puis, ce n’est pas de ma faute si ça se dit ainsi en Français, « un sourire sur le visage ». Ou mieux encore, « aux lèvres »).
Même les enseignes des nombreux commerces ne remuaient pas sous les bourrasques du vent d’automne (lequel possède un chant particulièrement harmonieux, tu en conviendras certainement, n’est-ce-pas ?) qui aurait dû, logiquement, les secouer d’importance.
J’ai le regard attiré par une fenêtre brillante au premier de l’immeuble en face. Un visage d’enfant est collé à la vitre. Très laid, le nez épaté et les yeux rapprochés sous des sourcils épais, les joues sales et les dents jaunes. Il pleure doucement. Ou plutôt, non. Il ne pleure pas. Il a le visage couvert de larmes immobiles et scintillantes.
Sur le trottoir d’en face, un marchand de glaces reçoit des pièces de monnaie dans sa paume ouverte. L’argent quitte la main de la cliente et je vois clairement qu’avant d’atteindre la peau du vendeur, ilse liquéfie et disparaît entièrement. Et le client recommence, encore et encore, sans se démonter, sans que personne n’y trouve rien d’anormal, sans que la glace ne fonde, sans… Mais qu’est-ce-que… ?
Ce n’est pas encore carnaval. Que font là ces gens habillés de costumes de diverses époques ? En fait, ils font comme les autres, dans cette rue bizzare. Ils marchent lentement, très lentement et je m’aperçois qu’en fait, ils n’avancent pas d’un pouce. Leurs yeux sont aussi vides que ceux de Marion, leurs gestes inutiles sont mécaniques et inlassablement répétés.
Les contours des personnes s’effacent progressivement. Les immeubles deviennent flous. Le trottoir est maintenant carrément spongieux. J’ai l’impression que les pavés fondent.
Tiiiiieeeeens, jeueueu n’aiiiii plûûûû^d froooooâd hauauau zaureeeeyes ! (Waw ! C’est ma voix, ça ?)
Oh, et puis, j’en ai marre de cette histoire, moi ! Je veux sortir d’ici, retrouver la vraie vie d’où je viens. Qu’est-ce qui m’arrive ? Allez, on se secoue. On s’ébroue. On se reprend C’est qu’on m’attend. Cest qu’Elle m’attend. Je ne vais pas passer la journée dans cet endroit ni dans cet état, quand même !
La colère me prend à la gorge. La panique aussi. Je me sens à la fois plein de force et impuissant à bouger. La tête me tourne, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Je dois m’échapper de ce piège. Je dois… Mes yeux se ferment….
…………..
Quel costume ridicule, celui-là. Et quelles moustaches ! C’est de quelle époque, ça ?
« Alors, Monsieur, on se réveille ? » Ah, oui, ça me revient. On appelle ça un « agent de police ». On m’emmène au poste parce que je tiens à peine sur mes jambes et que, même si je ne sens pas l’alcool, je vais devoir m’expliquer devant le commissaire Van Trepleyn.
Contrairement à ce que son patronyme pourrait laisser croire, le commissaire Van Trepleyn n’est pas ventru du tout. Sauf quand elle est enceinte, sans doute mais , là, ce n’est pas le cas. Elle est svelte et pimpante, le commissaire. Je lui raconte mon histoire malgré ma crainte de finir à l’hôpital. Elle l’écoute en souriant doucement, sans m’interrompre.
« Vous savez, vous n’êtes pas fou du tout. Plus de dix personnes nous ont raconté cette histoire, avec plus ou moins de variantes. En fait, je pense que votre colère a été salutaire et vous a permis de rester parmi nous ».
« Rester parmi nous ? »
« Plus de trente personnes ont disparu en moins de deux mois. Sans laisser de traces.Toutes nos enquêtes pointent vers ce quartier. Nous avons d’abord pensé à un trafic d’êtres humains ou à un sadique. Mais quand certains de mes hommes ont expérimenté des sensations telles que celles que vous venez de décrire… Seulement, je vous déconseille de parler de cette histoire autour de vous. Nous allons dresser un procès-verbal stipulant que vous avez été amené ici suite à un malaise probablement dû à une fatigue excessive »
Devant mon regard interloqué, elle continue : « Vous savez, les autorités ne croient pas à cette histoire. C’est mauvais pour le tourisme, pour le moral de la population, pour les élections à venir… D’autant que la plupart des gens passent 10 fois par jour dans ce quartier sans problèmes. Sans ressentir le moindre symptôme de quoi que ce soit. Mais, vous, n’y revenez pas seul. Ce ne serait pas prudent. Vous êtes sans doute de ceux qui ont une sensibilité particulière à ce phénomène. Je n’aimerais pas du tout avoir à vous compter parmi les âmes noyées»
« Pardon ? »
« C’est ainsi que nous appelons ces rues. Le quartier des âmes noyées »
Et, pour terminer et faire plaisir à Nympho (faut toujours essayer de faire plaisir aux nymphos, c’est rarement perdu. Encore que, là, elle et moi, c’est mal barré, J’ai horreur des connes agressives. J’ai déjà donné), voici quelques chants harmonieux de vents d’automne que j’ai enregistré avec une pensée émue pour elle :
Pfûûûûûûûûûû ! Hououou Hououou HOUHOUHOU ! Prfffffffffffffffffffffffffft ! Shshshshshshshshshshshsûûûûoûoûoûoûwououououououffff ! Proûtttttt.
Ah, zut. Le dernier n’est pas un vent d’automne. Encore que….
17:20
Écrit par Alain
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28.10.2005
A la demande (presque) générale...
Je continue donc ce non-blog sur le même ton puisqu'aussi bien, je ne ferai aucun tort à ceux qui, désormais, ont fait voeu solennel de ne me plus lire, pas plus qu'à ceux qui apprécient ni à ceux qui n'aiment pas du tout mais continuent à me lire et dont on peut donc légitimement déduire qu'ils adorent détester mes pauvres écrits divagatoires.
Foin donc de toute cette polémique absconce et délétère. Laissons les pisses-vinaigre à leur miction fétide. Eloignons-nous sur la pointe des pieds, mes lecteurs et amis, mes frères et soeurs en humour décalé et aussi-vain-mais-pas-plus-que-de-remplir-sa-feuille-d'impôt-ou- de-polluer-les-comms-de-ce-non-blog-par-des-jérémiades-rageuses-de-mal-comprenant-qui-voudrait-que-quelqu'un-lui-explique-mais-est-trop-vaniteux-pour-se-laisser-convaincre-publiquement-aussi-facilement.
Laissons ces braves gens siroter des écrits plus conventionnels (il en existe d'excellents, sûrement bien meilleurs que les miens) en toute tranquillité d'esprit, dans des balises connues et reconnues, sans danger et sans se poser de questions, les pieds plats bien campés dans un premier degré rassurant, là où leurs repères habituels leur permettent d'exprimer un avis un tant soit peu sensé.
Vous avez remarqué comme je suis zen, là ? Pas même besoin de m'énerver pour exprimer le fond et la surface des sentiments que m'inspirent ces frénétiques opposants à nos goûts.
De toutes façons, maintenant qu'ils sont partis, on peut en parler à l'aise,hein, Non ?
Mais si, je suis sûr qu'ils ne rebrousseront pas chemin, ces enfoirés à la graisse de foie jaune, ces ramollis de la coiffe au cortex dégoulinant.
Parfois, ils se mouchent gris. Ce n'est pas parce qu'ils ont avalé de la poussière, ne les croyez jamais quand ils vous prétendent ça.
La vérité est que leurs neurones s'ennuyent tellement qu'ils préfèrent se barrer. Au risque de leur courte vie de neurone, d'ailleurs. Certains se sont déjà fait hara-kiri. D'autres sont morts de rire ou de désespoir au vu des pensées qu'ils étaient censés transmettre au subconscient ou au lobe (très) temporaire. On en a déjà vu s'immoler par le feu ou tenter une sortie par d'autres parties du corps. On parle alors de "stigmates" ou de "miracles". Mais ne vous y laissez pas prendre. Je suis sûr qu'il ne s'agit de rien d'autre que de la révolte de neurones poussés par leur propriétaire au paroxysme du désespoir, du dégoût, du nihilisme.
Alors, soignons les nôtres. Chouchoutons-les. N'imitons pas ces ignobles personnages qui les abandonnent pendant les vacances, au bord de l'autoroute. Triste spectacle. D'autant plus que, dans l'état où se trouvent ces pauvres petites choses, on ne trouve personne qui accepte de les adopter.
Soignons les nôtres, disais-je et écoutons-les travailler dans la joie et la bonne humeur:
"-Encore une petite plaisanterie, ma chère ?
-Oh, je ne voudrais pas abuser. J'en ai déjà eu trois aujourd'hui et il est encore tôt.
-Un jeu de mots, alors ? J'en ai reçu un très frais
-Très frais ? Ah, ça c'est rare chez Lui!
-Non, enfin, très frais...Je veux dire pas encore rebattu partout, inventé-maison, nouveau, quoi !
- Ah, je me disais aussi. Mais n'est-il pas trop gras, ce jeu de mots ?
-Ben, vous savez, avec Lui, c'est rarement maigre. Bon, ce n'est pas grave, je le filerai à ma charmante voisine de gauche, alors. Elle ne rechigne jamais devant une pensée leste ou graveleuse, pourvu qu'elle soit drôle. Ah, voici pour vous. Je le gardais pour la bonne bouche, celui-là. Un calembour bien saignant, avec un arrière-goût de dérisoire et une pointe de désenchantement digne et un peu résigné. Très léger et un peu aérien.
-Aaah, mon cher ami. Comme vous me connaissez bien. En échange, voici une de Ses pensées tendres. Gardez-en un chouïa pour vous. Il ne vous en voudra pas, allez. Il a l'habitude que nous Lui en prélèvions un peu pour nous. Je Le soupconne même de les gonfler un peu à dessein."
Voilà le genre de dialogues que je souhaite à vos neurones. Et à ceux de tout le monde, d'ailleurs.
Vous avez remarqué que nos neurones parlent de nous avec une majuscule majestative ? Si ça se trouve, ils nous prennent pour Dieu ou pour le Grand Architecte. Marrant !
Euuuh, et si nous n'étions nous-même rien d'autre que les neurones d'une gigantesque entité dont nous serions individuellement incapables de percevoir autre chose que des bribes de pensées éparses et désordonnées?
Ben, en tout cas, il doit être enfermé dans un gigantesque asile, si j'en juge par l'état de la plupart de ses neurones !
P.S. En illustration, c'est pas E.T. C'est une coupe de notre cerveau. Le mien aussi, docteur ?
19:51
Écrit par Alain
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22.10.2005
Faut-y-donc que j'm'explique ?
J'ai toujours juré que je ne ferais jamais. Et donc toujours su, par expérience, que je le ferais un jour.
Le râleur de ce blog, l'être passablement imbu de lui-même et volontiers teigneux n'est pas moi. C'est un personnage.A prendre au second degré.
En voulez-vous à De funès d'avoir toujours joué des personnages antipathiques, mesquins, obséquieux envers la hiérarchie et ignobles avec les subordonnés ? Non, vous avez ri de bon coeur, tout comme moi, aux mésaventures de ce grotesque bonhomme.
Louis était pourtant quelqu'un d'attachant dans la vie réelle (enfin, c'est ce qu'on nous laisse croire, je ne l'ai, bien sûr, jamais rencontré).
Bon, comparaison n'est pas raison et je ne rèverais même pas de me comparer à lui. Mais le ton est donné. Le "La" frotté sur la deuxième corde du violon.(et toutes mes excuses si ce n'est pas la bonne corde, pas musicien du tout, moi).
Alors, voilà. Ceci n'est pas un blog.
Rien d'autobiographique là-dedans. Je ne me révèle ni ne me confie en quoi que ce soit. Même l'épisode de la couette est pure invention.
Seuls les éperlans sont authentiques. Et un épisode de Haute-Savoie l'est presque.
Non mais, je vous l'ai déjà dit mais c'est tellement vrai que, parfois, vous êtes pénibles. Est-ce que je vous en demande, moi, des comptes sur vos écrits ? Est-ce que je me mêle de lire les blogs qui ne m'amusent ou ne m'émeuvent pas ? Hein, dites voir, un peu. C'est quoi, ces manières ? Hummm ?
Bande de petits mèles-tout, va ! (c'est bien "s" à mèle et pas à tout, oui ?)
Je ne méprise aucun de mes lecteurs mais parfois, la tentation me prend d'en plaindre un certain nombre.Vilaine tentation, mes frères, mais, quoi ? La chair est faible,n'est-ce pas ? Et l'esprit plus encore, trop souvent (euh, avant, j'aurais écrit "et surtout le vôtre". Maintenant, je me contente d'écrire "et surtout le vôtre." Ah, ben tiens ! C'est la même chose. J'ai pas changé, finalement. Chouette alors, parce que, moi, j'aime bien comme ça, tout compte fait.)
Le mien (d'esprit, retiens un peu ce que tu lis, voyons. Pfff, trois lignes et te voilà perdu.), en tout cas, qui m'a poussé à de l'explication de texte (dont j'ai une sainte horreur depuis l'école). En plus, vous me faites faire un post vraiment pas drôle. Quoi, c'est pas un scoop ? Mais je t'enchose, mon bonhomme ! Mais il me cherche, lui ! T'es beaucoup là, derrière ton petit clavier, pour m'écrire sur ce ton ? Tu sais ce que tu es, Mmmmh ? Non ?
Ben, par égard pour Bib, je ne te le dirai pas. Pas aujourd'hui. Pas comme d'hab. Pas sur mon ton habituel....
T'es attendrissant, là !
Et c'est pas une insulte, petit con !
P.S. Je viens de lire dans le journal que 25% des belges souffrent, à des degrés divers, de troubles mentaux. Authentique (enfin, l'article est authentique). Vous comprenez mieux, maintenant ?
21:58
Écrit par Alain
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02.10.2005
Elle est pas belle, la vie ?
Vu sur le net : Une entreprise danoise (ben tiens !) propose à ses employés une forme nouvelle, inédite (à ma connaissance, en tout cas) et puissament jubilatoire (faut croire…. Fais pas ta gênée, toi, tu sais ! Moi, non, bien entendu, kes’tu crois ? Moi ? Tu rigoles ? Jamais ! ), de complément de salaire.
Accrochez-vous, bien que vous ayez tous et toutes commencé à entrevoir la vérité… Eh bien, oui, vous aviez deviné ! Il s’agit bel et bien d’octroyer au personnel, un abonnement, aux frais de la firme, à un ou des sites internet pornographiqes. (internet n’étant pas encore un adjectif, selon moi, et aussi selon St Mathieu puisqu’il n’a jamais dit le contraire, je l’ai volontairement laissé au singulier).
Et arrête de chicaner ainsi. Si encore, tu savais chicaner… Mais non ! On dirait que c’est la première fois de ta vie que tu chicanes. Qu’avant, ça t’avait jamais traversé l’esprit la tête, cette idée…
Ah oui, alors, tu vois, une idée…Euh, c’est un concept, plus ou moins abstrait, qui traverse ton cerveau – ou qui essaie vu l’épaisseur, parfois… Euh…Comme quand tu as faim, par exemple…Euh…
Bon, ça fait rien. Laisse tomber. Oublies. Fais pas attention. Fais comme si j’avais rien dit…
Ouf ! J’étais mal parti mais, maintenant, ça va. C’est lui qui est parti (les garçons, lisez « elle » qui est parti »e ») . Et bien parti. Ben oui ; quand il part, c’est toujours bien…
Bon, soit ! Revenons à nos coui…moutons.
Bon , je suis fatigué maintenant. C’est de votre faute, aussi. Toujours à m’interrompre !
Mes réflexions sur le sujet, au prochain épisode. Et puis non, même pas.
Après tout, pourquoi je me taperais tout le boulot tout seul, hein ? Allez, je vous passe le flambeau.
A vos plumes. Les comms, c’est pas pour garnir, non plus.
Aaah ! C’est plus difficile que de me foutre un zéro, hein ?
11:05
Écrit par Alain
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22.09.2005
Puisque c'est comme ça !
Voici la suite de mon intervention sur le mini-chat:
"a rien à redire vu qu'elle l'a déjà dit et que si tu la prends pour une perruche, c'est pas un porte-clès que je t'offre mais une bonne dose de poudre de savoir-vivre, non mais ! Et que je voudrais qu'on m'explique pourquoi des rigolos ont placé la touche "double flèche-qui-fait-aussi-envoi" si près de mon cher "a", une de mes voyelles préférées vu que j'aurais pas l'air plus malin de m'appeler "lin", s'pas ? Que l'homme à l'oeil torve (qui n'en démord pas, vous avez remarqué ?) pourrait sûrement l'expliquer, lui, tiens !"
5 fois que j'essaie de la poster et ce grand con de Skynet me fait à chaque fois le mariolle. "Attendez au moins une minute avant de poster un autre commentaire" et gnagnagna et gnagnagna !
J't'en foutrai, moi, des minutes qui durent 1/4 d'heure. Que même en sortant et en rentrant du site, ça ne marche pas.
Que tu voudrais quand même pas que je re-démarre la machine des fois ? Ou t'es payé par Windows pour faire pire qu'eux ? Qu'ils aient l'air moins con ou moins méchant ?Ou les quatre avec l'air d'en avoir deux ?
Bon, vous voyez bien que le jus de fruit ne me réussit pas mieux que le pastis. Je le sentais bien, moi. C'était pas la peine d'essayer.
00:31
Écrit par Alain
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17.09.2005
Un défi à la fois, siouplait
Totalement hors sujet, tout ça. Pas grave. Je me débonde un peu. J'ai bien le droit, non ? Surtout dans un post sur la lessive, je trouve.
Et ne fait pas cette tête de lapin flashé sur l'autoroute, juste en agitant ses oreilles. D'aucuns se sont fait flasher pour moins que ça ! Et ils ne s'en plaignent pas (ou ne s'en vantent pas).
Bon, donc, revenons dare-dare au sujet du jour.
Alors, tu disposes de:
- Une couette crasseuse
- Une housse de couette puante, jaunie et déchirée... Si, déchirée ! T'as déjà oublié ? Pfff, pourquoi j'écris, moi ? Pour toi ? Tu le mérites, tu crois ? Enfin, bon, puisque j'ai commencé ...
- Un bulex de trente ans (son âge officiel, en tout cas)
- Un évier de vingt décilitres (à condition de boucher la bonde d'évacuation, ce qui est rien moins qu'évident)
- Un poste de radio qui n'en peut mais. Juste là pour te connecter au monde extérieur pendant que tu t'escrimes à remplir ton devoir de ménager. (Masculin de ménagère...Si Môssieur ! ... Ben ça devrait exister, figure-toi. Ou alors, j'existe pas, moi, peut-être ?) Y a des moments où tu fais monter mon cholestérol, tu peux pas savoir !
- Un restant de poudre à lessiver, aggloméré (le restant, pas la poudre. Donc, non, pas de "e") par l'humidité ambiante. (nonante-cinq pour cent. On est en Belgique, rappelle-toi ! Si tu en es capable, mon bon)
- Une lichette, mais alors, une petite lichette d'adoucissant (facultatif mais pratique quand même)
- Une copine colombienne qui observe la scène d'un oeil amusé ("Puisque tu veux le faire toi-même, débrouille-toi. Je ne ferai aucun commentaire mais je n'en pense pas moins") Bon, si tu préfères une chinoise, tu peux. Ca ne change pas grand-chose pour moi... Je te l'ai déjà expliqué, non ? Ah, tu préfères un plombier polonais ? Ben, chacun ses goûts (comme disent les fans de L F)
Voilà, les ingrédients sont réunis. Reste plus qu'à les mettre en place et en mouvement. A les agencer pour en faire du drôle. A les articuler en une suite de mini-catastrophes destinées à te consoler de tes propres manquements, ratages, mésaventures, emmerdes, aléas, avatars, hasards, sirrocos, punitions, bévues, bavages, bavardages, déconnes, troubles, erreurs, fautes de parcours, errements, chagrins, (toutes) petites joies, mesquineries, réussites, cacas nerveux, fiertés, pas toutes fustifiées, opportunités, occasions (comme ce sèchoir de merde, que pas cher mais s'il pouvait tenir debout sans ficelles punaisées au mur, ce serait bien quand même et que dommage que ses roulettes soient devenues carrées avec son grand âge) et que je sais pas si vous vous rendez compte de ce que je me gratte la couenne pour écrire ces imbécilités (merci le dico de synonimes mais que c'est pas le tout, va falloir que je continue le reste de ma vie, que c'est très bien de faire le clown, le Jean-Jacques, le fanfaron, son intéressant, son numéro, et que voilà ce que ça donne sans pastis, que c'est quand même une honte de faire perdre leur temps aux braves et honnêtes gens qui ont autre chose à faire que de lire mes élucubrations, que mais alors, que font-ils là ?
Ah, vous êtes partis ? Ben, vous auriez pu me prévenir. Je le vois pas, moi.
Bon, allez, les trente prochaines personnes qui me collent un "très mauvais" ont droit à un porte-clefs montrant Manneken-Piss en fonction du haut de la Tour Eiffel.
Sur leurs tronches béates (et sur leur Nikkon - ni cravatte- à arbre à came en queue)
Le rapport de tout ça avec la lessive de couette ? Ben, à suivre...
Hé, hé, hé ! J'adore le suspens, pas vous ?
14:27
Écrit par Alain
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